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Kaddour
Photo : © Flore

Fériel Kaddour

Pianiste

Forte de ses études menées conjointement à l’École Normale Supérieure (rue d’Ulm), au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et à l’École Normale de Musique, Fériel Kaddour a reçu une double formation de pianiste et de musicologue. Elle partage aujourd’hui ses activités entre concerts (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie), enseignement, et recherche. Elle publie également des articles et essais sur le lied et l’histoire de l’interprétation dans des revues littéraires (Nouvelle Revue Française, Po&sie) ou aux éditions La Dogana (Genève).

Au piano, Fériel Kaddour a suivi l’enseignement de Victoria Melki, et s’est perfectionnée auprès d’Anne Queffélec, Christian Ivaldi et Pascal Devoyon. Elle doit sa formation de musicologue à Isabelle Duha (écriture et harmonie au clavier) et Rémy Stricker (esthétique). Elle s’est également initiée à l’accompagnement vocal auprès de François Le Roux, Jeff Cohen et Noël Lee. Elle se produit régulièrement à Paris : Théâtre du Ranelagh, Salle Cortot, Maison de la Radio, Salle Adyar, Musée de l’Orangerie. Elle est invitée par de nombreux festivals : Piano en Saintonge (Grands interprètes, nouvelle génération) à l’Abbaye de Saintes, Festival des Grands Crus de Bourgogne, Musique à Albas, Musiciennes à Ouessant, Saison Nova Polska, Musique à l’Abbaye, Musiciennes en Guadeloupe, Festival Cantus Formus, Piano City di Napoli. Elle donne également des récitals en Italie (Vérone, Ragusa-Ibla, San Marino, Naples), en Allemagne (Mainz), en Angleterre (Cambridge, Londres).

Elle affectionne la musique de chambre, et donne régulièrement des concerts en compagnie de la pianiste Juliette Regnaud, avec laquelle elle forme un duo depuis leur premier Prix ex aequo au Concours de Noyers-sur-Serein. Sa formation littéraire et son goût pour le répertoire vocal lui ont permis de nouer des relations privilégiées avec de prestigieux chanteurs de sa génération, notamment avec la mezzo-soprano Caroline Meng. Elle a également eu l’occasion de se produire avec les sopranos Gaëlle Arquez et Johanne Cassar, les mezzos Amaya Dominguez et Isabelle Druet, ou encore la contre-alto suédoise Mae Heydorn. Elle a donné une intégrale des mélodies d’Henri Dutilleux à l’Ecole Normale Supérieure en 2009 en compagnie du baryton américain Marc Callahan.

Sa double formation l’oriente aussi vers la pratique du concert commenté. Elle a participé activement aux projets originaux des Concerts Cantabile et donné dans ce cadre une série de concerts commentés au Théâtre du Ranelagh, puis Salle Adyar, en compagnie de ses complices, les pianistes Geoffroy Couteau et Emmanuelle Swiercz.

Elle enseigne aujourd’hui la musicologie à l’ENS Ulm. Soucieuse d’élargir l’accès du public à la musique classique, elle y organise des concerts pédagogiques. A ce titre, elle s’investit tout particulièrement dans les projets culturels organisés par le Pôle pour l’Égalité Scolaire et Universitaire, qui vise à promouvoir la mixité sociale dans les études supérieures. Elle a, à ce titre, organisé un programme de tutorat de lycéens à Sarcelles.

Elle a soutenu sa thèse de doctorat en décembre 2009 (Mention très honorable avec les félicitations du jury) sur « Le Geste du pianiste ». Elle rédige actuellement un essai sur le même sujet, à paraître en 2015. Ses travaux de recherche ont donné lieu à des publications dans diverses revues : « Jouer du piano », in Methodos (novembre 2011), « Le Geste du pianiste », in Murmure, (mai 2006), « Le geste interprète : à propos du buste d’un pianiste », in Participer au monde, réflexions sur le geste (éd. Textuel), « Jouer Schubert : l’art du temps faible. Quelques remarques sur un point d’orgue dans la Sonate D960 », in Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique, Septembre 2009.

On peut régulièrement l’entendre jouer sur les ondes de France Musique : « Atelier des chanteurs », « Matin des musiciens », « Note contre note », « Lettres intimes ». On a pu également la découvrir sur TF1, lors d’un reportage du Journal de 20h consacré au festival « Musiciennes à Ouessant ». Ses interprétations ont été saluées par la critique musicale dans Resmusica, La Dépêche du Midi, Le Monde de la Musique.

Cet enregistrement, consacré à la musique du compositeur russe Anatoly Alexandrov, est son premier disque.